Documentaires musicaux sur les groupes de rock des années 90


Alors que le monde de la musique s’agite autour du documentaire sur Kurt Cobain Montage of Heck, explorez ces autres documentaires essentiels sur le rock des années 90, qui traitent de la dépendance, de l’adulation et de la sortie de l’obscurité.

Le chanteur punk

WireImage / Getty Images

Kathleen Hanna a révolutionné le rock féminin en tant que frontwoman de Bikini Kill et a apporté le féminisme à la musique de danse avec Le Tigre. La chanteuse punk se penche plus en profondeur sur la reine des riot-grrrls, recueillant les commentaires de sa compagne Kathi Wilcox, de ses admirateurs Sleater-Kinney et de son mari, Ad-Rock, des Beastie Boys. Il met en lumière non seulement les triomphes, mais aussi le combat de Hanna contre la maladie de Lyme.

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1991 : L’année où le Punk s’est brisé

Geffen Films

“Ce n’est pas un clone, ce n’est pas un faux, c’est juste un putain de live, mec !” s’écrie Thurston Moore, le leader de Sonic Youth, dans ce film délabré sur la tournée européenne historique de son groupe. L’artiste au franc-parler s’amuse à dire que le punk ne tarderait pas à faire son apparition dans des magazines de luxe tels que Ellemais il n’était pas trop loin. Le film présente également Nirvana juste avant qu’il n’explose dans le grand public.

Metallica – Some Kind of Monster

Paramount Pictures

Faire partie d’un groupe, c’est comme être marié à trois personnes ou plus. Vous vous battez, vous vous chamaillez, vous vous réconciliez, vous passez de beaux moments. Et parfois, vous vous demandez ce qui vous a permis de rester ensemble. Le documentaire de Metallica est le summum du conseil conjugal entre les mastodontes de la musique et leur producteur, Bob Rock. Tantôt humoristique (les tirades pleurnichardes du batteur Lars Ulrich), tantôt déchirant (la réadaptation à l’alcool du leader James Hetfield, qui dure depuis près d’un an), cette séance de thérapie télévisée est un véritable choc.

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¡Cuatro !

Michael Buckner / Getty Images

Nous aurions pu facilement sélectionner Broadway Idiot comme le documentaire essentiel sur Green Day, mais ¡Cuatro ! est moins un spectacle de Billie Joe que celui-là. Ici, le trio punk-pop pugnace (plus le joueur auxiliaire de longue date Jason White) tente de surpasser ses deux épopées jumelles, l’album de 2004 intitulé American Idiot et le film de 2009 21st Century Breakdownavec trois sorties en quasi-tandem en 2012. Il s’agit d’un projet ambitieux et tentaculaire qui voit le chanteur/guitariste Billie Joe Armstrong sombrer dans l’alcool et les médicaments. C’est un soulagement que ce film ait été une bribe de temps et non une déprime prémonitoire.

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Dig !

Images de paume

Ne laissez pas l’ambiance bon enfant de la bande-annonce vous tromper… Dig ! est une bataille moderne de Hatfields contre McCoys entre les anciens cohortes du Brian Jonestown Massacre et des Dandy Warhols. Tous deux piliers de la scène rock underground de la fin des années 1990, ce documentaire examine leurs chemins divergents : Les Dandys se délectent de tubes mineurs comme “Not If You Were the Last Junkie on Earth” ; le Massacre implose sous l’emprise de la drogue et de l’égoïsme d’Anton Newcombe.

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Rencontrer des gens, c’est facile

Parlophone

Le documentaire de Radiohead de 1999 est son titre robotique “Fitter Happier” en action. Au milieu des bleeps et bloops crépitants de son album révolutionnaire de 1997, OK Computerle groupe britannique a sauté sur son propre tapis roulant de concerts, d’interviews et de poses de gratitude envers la presse. Voir l’énigmatique leader Thom Yorke essayer de prononcer un discours de remerciement au NME montre à quel point ces magiciens de la musique n’étaient pas à l’aise dans l’ère numérique – qu’ils allaient finalement diriger avec… Kid A et En arc-en-ciel.

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Hit So Hard

Well Go USA

Le rock alternatif des années 90 a beau être conflictuel et sensationnel, il n’en demeure pas moins empreint de tristesse. La batteuse de Hole, Patty Schemel, laisse les téléspectateurs découvrir son angoisse dans Hit So Hardune révélation sans fard. Il s’agit à la fois d’une célébration des femmes pionnières du genre et d’une déploration de l’impact de la drogue sur la scène. Le film vous fera regretter qu’un maître du rythme aussi talentueux ait survécu à ses jours les plus sombres.

Vieuphoria

Virgin

Il est révélateur que lorsqu’un intervieweur demande aux Smashing Pumpkins ce qui maintient la cohésion du groupe, les membres éclatent de rire. La vidéo de 1994 Vieuphoria emmène les fans dans les coulisses de la vie de Billy Corgan. Rêve siamois et la tournée qui a suivi. Les performances chaotiques et envoûtantes sont entrecoupées de sketches surréalistes qui rendent hommage à Alice au pays des merveilles et au chien bien-aimé de James Iha, Bugg Superstar.

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No Distance Left To Run

Virgin

Avant de faire des bêtises avec le groupe de dessins animés Gorillaz, Damon Albarn a conquis le monde de la pop britannique avec Blur. Le groupe polyvalent a connu des hauts et des bas, mais était généralement connu pour des tubes exaltants comme “Song 2” et “Girls &amp ; Boys”. Ici, le quatuor revit cette exaltation vers 2009, lorsque le guitariste rebelle Graham Coxon rejoint la formation. C’est un testament au pouvoir de la positivité, d’une décennie qui s’appuyait fortement sur le chagrin.

Pearl Jam Twenty

Columbia

Quel meilleur réalisateur que Cameron Crowe pour diriger cette commémoration de la fine fleur de Seattle ? Après tout, c’est lui qui a permis à Pearl Jam de percer dans sa lettre d’amour au grunge, Singles. Combinant des images d’archives des débuts du groupe et des extraits de concerts bruyants, ce documentaire est un portrait sans complaisance mais engageant de la musique rock dans ses éléments fondamentaux. C’est un film réaliste et fantaisiste, vaillant et mature.

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