Les sons des musiques non occidentales d’Afrique, d’Inde et de Polynésie


La musique non-occidentale est généralement transmise de génération en génération par le bouche à oreille. La notation n’est pas aussi importante et l’improvisation est privilégiée. La voix est un instrument essentiel ainsi que divers instruments natifs de ce pays ou de cette région. Dans la musique non occidentale, la mélodie et le rythme sont mis en avant ; la texture musicale peut être monophonique, polyphonique et/ou homophonique selon le lieu.

Musique africaine

Le tambour, joué soit à la main soit à l’aide de baguettes, est un instrument de musique important dans la culture africaine. Leur variété d’instruments de musique est aussi diversifiée que leur culture. Ils fabriquent des instruments de musique à partir de n’importe quel matériau pouvant produire un son. Il s’agit notamment des clochettes, des flûtes, des cors, des arcs musicaux, des pianos à pouce, des trompettes et des xylophones. Le chant et la danse jouent également un rôle important. Une technique de chant appelée « call and response » est évidente dans la musique vocale africaine. Dans cette technique, une personne commence par chanter une phrase à laquelle répond un groupe de chanteurs. La danse exige le mouvement de diverses parties du corps en fonction du rythme. La musique africaine présente des modèles rythmiques complexes et la texture peut être polyphonique ou homophonique.

« Ompeh » du centre du Ghana représente la musique africaine en raison de son utilisation d’instruments de percussion. Ce morceau comporte plusieurs motifs rythmiques différents et utilise la technique du « call and response ». Cette technique de chant est évidente dans la musique vocale africaine, où une personne dirige en chantant une phrase à laquelle répond ensuite un groupe de chanteurs. Ompeh est de texture homophonique et utilise divers instruments indigènes tels que les idiophones (cloches métalliques) et les membranophones (tambour à fente en bambou). Les mélodies solistes alternent avec le chœur.

Musique indienne

Tout comme la musique africaine, la musique de l’Inde est transmise de bouche à oreille. Cependant, l’Inde possède différents systèmes de notation musicale, mais ils ne sont pas aussi détaillés que la musique occidentale. Une autre similitude entre la musique indienne et la musique africaine est que toutes deux accordent de l’importance à l’improvisation et aux capacités vocales ; elles utilisent également des tambours et d’autres instruments indigènes à cet endroit. Les motifs des notes d’une mélodie appelée raga et un motif de battements qui se répètent appelé tala sont également des caractéristiques de la musique indienne.

« Maru-Bihag » représente la musique de l’Inde. L’interprétation particulière sur le CD accompagnant Music An Appreciation de Kamien (6ème édition brève) était une improvisation de Ravi Shankar. L’improvisation est l’une des caractéristiques de la musique indienne. Les instruments s’efforcent d’imiter les styles vocaux avec leurs mélodies ascendantes et descendantes. Une autre caractéristique de la musique indienne est l’utilisation d’un instrument à bourdon (tambura). Le sitar est utilisé comme instrument principal. La structure mélodique ou le modèle de notes utilisé dans ce morceau est connu sous le nom de raga. La structure rythmique ou le cycle des battements qui sont répétés est appelé tala.

Musique polynésienne

La musique polynésienne ancienne est décrite comme des chants, une musique vocale scandée à l’aide de mélodies simples ou élaborées. Ces chants faisaient partie de la vie quotidienne. Lorsque les missionnaires américains et européens sont arrivés, ils ont apporté avec eux un type de musique appelé hymnes, dans lequel les mélodies sont chantées par plusieurs voix, ce qui a influencé la musique polynésienne. Les instruments couramment utilisés dans la musique polynésienne sont les tambours joués à la main ou à l’aide de bâtons. Le slit-drum, qui ressemble à un petit canoë, en est un exemple. Les danseurs polynésiens sont fascinants à regarder. Les paroles et la mélodie de la chanson sont illustrées par des gestes des mains et des mouvements des hanches. Le rythme de la musique peut être lent ou rapide ; la musique est accentuée par le tapage des pieds ou le battement des mains. Les danseurs portent des vêtements colorés propres à chaque île, comme les jupes en herbe et les leis que portent les danseurs de hula hawaïens.

Source :

  • Music An Appreciation, 6th Brief Edition, by Roger Kamien © McGraw Hill

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