Signification des types de textures musicales


Le tissu n’est qu’un des nombreux matériaux que nous décrivons comme ayant une texture. Elle peut être épaisse ou fine, brillante ou terne, rugueuse ou lisse. Nous utilisons également le mot texture de manière similaire pour décrire la combinaison particulière de tempo, de mélodie et d’harmonie dans un morceau de musique. Une composition peut être qualifiée de “dense”, c’est-à-dire qu’elle comporte plusieurs couches d’instruments, ou de “fine”, c’est-à-dire qu’elle se distingue par une seule couche, qu’il s’agisse d’une voix ou d’un accompagnement instrumental. Découvrez comment la texture est utilisée dans une composition et comment ces couches sont liées :

Monophonique

Ces types de compositions se distinguent par l’utilisation d’une seule ligne mélodique. Un exemple en est le plain-chant ou plainsong, une forme de musique d’église médiévale qui implique le chant. Le plain-chant n’utilise pas d’accompagnement instrumental. Au lieu de cela, il utilise des mots qui sont chantés. C’est vers l’an 600 que le pape Grégoire le Grand (également connu sous le nom de pape Grégoire 1) a voulu compiler tous les différents types de chants en un seul recueil. Cette compilation sera plus tard connue sous le nom de chant grégorien.

Un compositeur bien connu de chansons monophoniques médiévales était le moine français du 13e siècle Moniot d’Arras, dont les thèmes étaient à la fois pastoraux et religieux.

Hétérophonique

Cette texture est décrite comme une forme de monophonie, dans laquelle une mélodie de base est jouée ou chantée par deux ou plusieurs parties simultanément dans un rythme ou un tempo différent. L’hétérophonie est caractéristique de nombreuses formes de musique non occidentale, comme la musique Gamelan d’Indonésie ou le Gagaku japonais.

Polyphonique

Cette texture musicale fait référence à l’utilisation de deux lignes mélodiques ou plus, qui sont distinctes les unes des autres. La chanson française, une chanson polyphonique qui était à l’origine pour deux à quatre voix, en est un exemple. La polyphonie a débuté lorsque les chanteurs ont commencé à improviser avec des mélodies parallèles, en mettant l’accent sur les intervalles de quartes (ex. : do à fa) et de quintes (ex. : do à sol). C’est le début de la polyphonie, où plusieurs lignes musicales sont combinées. À mesure que les chanteurs continuaient à expérimenter avec les mélodies, la polyphonie devenait de plus en plus élaborée et complexe. Perotinus Magister (également appelé Perotin le Grand) est considéré comme l’un des premiers compositeurs à utiliser la polyphonie dans ses compositions, qu’il a écrites à la fin des années 1200. Le compositeur du XIVe siècle Guillaume de Machaut a également composé des pièces polyphoniques.

Biphonique

Cette texture contient deux lignes distinctes, la ligne inférieure soutenant une hauteur ou un ton constant (souvent décrit comme un bourdonnement), tandis que l’autre ligne crée une mélodie plus élaborée au-dessus d’elle. Dans la musique classique, cette texture est une caractéristique des tons de pédale de Bach. La texture biphonique se retrouve également dans des compositions musicales pop contemporaines comme “I Feel Love” de Donna Summer.

Homophonique

Ce type de texture fait référence à une mélodie principale accompagnée d’accords. Pendant la période baroque, la musique est devenue homophonique, c’est-à-dire qu’elle était basée sur une mélodie avec un support harmonique provenant d’un joueur de clavier. Parmi les compositeurs modernes pour clavier dont les œuvres ont une texture homophonique, citons le compositeur espagnol Isaac Albéniz et le “roi du ragtime”, Scott Joplin. L’homophonie est également évidente lorsque les musiciens chantent en s’accompagnant à la guitare. Une grande partie de la musique jazz, pop et rock actuelle, par exemple, est homophonique.

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